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« Je suis né il y a 44 ans dans les
Alpes de Haute Provence. La randonnée a toujours été l’un de mes loisirs
préférés. Progressivement, j’ai recherché des destinations plus
lointaines, plus exotiques et plus sportives...
Les choses sérieuses ont commencé en
2005 avec un trekking dans le massif du Toubkal au Maroc, point
culminant de l’Atlas et de l’Afrique du Nord, à 4 167 m. L’ascension est
assez raide mais sans énormes difficultés techniques, le portage des
équipements se fait à dos de mulet. La dernière partie est très
rocailleuse et offre une variété de couleurs ocre. Du sommet, un large
panorama s’offre au regard, récompensant les efforts fournis.
L’année suivante, ce fut un peu plus au
sud, en Mauritanie, dans le Sahara qui occupe la majeure partie du pays.
Cette semaine de "pur désert", entièrement à travers les dunes, a été
une expérience saisissante. Les couleurs sont extraordinaires,
complètement différentes en fonction des heures de la journée, notamment
au lever et au coucher du soleil. Il y a énormément de vie dans le
désert et les sites habités comme les oasis, les marchés, les puits,
sont fascinants. L’autre grand choc ce fut la pauvreté, les gens vivent
pratiquement avec rien, on se rend compte de l’importance de l’eau et du
rôle du chameau, qui sert à tout : le portage, la peau, la viande...
Pour 2007, ma cible était encore plus
lointaine : l’ascension du Kilimandjaro, situé au nord est de la
Tanzanie. Le pic Uhuru constitue le point culminant de l’Afrique à
5 895 mètres. Il est connu pour sa calotte glaciaire, victime du
réchauffement climatique car elle devrait totalement disparaître d’ici
15 à 20 ans. Le parcours représente 6 jours de marche. Une acclimatation
est nécessaire avant le dernier camp de base, situé à 4 600 m. La
dernière étape est très particulière : en 18 heures, on monte 1 300 m et
on en redescend 2 800 ! Les derniers 250 m pour atteindre le cratère
sont les plus difficiles et gratifiants : nous arrivons au lever du
jour, la vue est impressionnante, sans obstacle à 180°, on a
l’impression que le soleil arrive de nulle part...
En octobre 2009, j’ai repris le sac et
les chaussures pour découvrir l’Ile de la Réunion, en compagnie de trois
vieux amis. Pour cette fois, nous sommes partis sans guide, en composant
nous-mêmes notre parcours. Bien sûr, nous tenions à faire les trois
grands "cirques" : Mafate, Salazie et Cilaos. Nous ne voulions pas rater
non plus l’ascension du Piton des Neiges, point culminant à 3 071 m,
vers lequel nous avons démarré à 3h du matin.
Dans tous ces voyages, je porte environ
2 kg de matériel photographique (appareil numérique, objectifs,...). Ce
"handicap" est compensé par le plaisir de faire partager des instants
uniques et peut-être aussi de donner l’envie à d’autres de découvrir les
habitants, la faune et la flore de notre planète.
Pour ma prochaine destination, je rêve
de parcourir l’Himalaya ou la Cordillère des Andes. Cela dit, il va
devenir difficile pour moi de partir sans mes enfants ! Ils ont 14 et 12
ans et marchent déjà beaucoup. Nous avons parcouru en famille les Alpes,
les Pyrénées, et même escaladé l’Etna. Mon épouse Florence, qui m’a
toujours apporté un soutien précieux dans mes projets, commence
également à attraper le "virus". Nous habitons Servon depuis 10 ans.
Après m’être investi pendant quelques années dans le club d’Aïkido, j’ai
laissé le flambeau à d’autres, en raison de mes charges
professionnelles. Nous apprécions beaucoup notre village, son cadre de
vie, sa communication de qualité et son tissu associatif très dense et
très actif. » |

En arrière plan, le cirque de Mafate,
à la Réunion

Dans le désert Mauritanien

Au sommet du Kilimandjaro

Parc du Mercantour, été 2009
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