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« J’ai
commencé dans la vie comme garagiste puis comme chef d’atelier dans un
garage d’Ozoir-la-Ferrière. En 1990, j’ai pris un poste de mécanicien
dans la maintenance aéronautique et j’en ai profité pour connaître à
fond le monde de l’aviation.
J’ai suivi
une formation de pilote pendant six mois, en volant quatre à cinq fois
par semaine pour obtenir le Brevet de Pilote Privé. Il faut totaliser au
minimum 50 heures de vol, moitié en double et moitié en solo, sans
compter l’apprentissage théorique. J’ai également appris le pilotage
d'hélicoptère, une pratique très différente.
Les
week-ends, j’aide un ami pour la construction d’un avion “prototype”,
qui devrait pouvoir voler cet automne. A ce titre, nous faisons partie
du RSA ou Réseau du Sport de l'Air, association réunissant des amateurs
qui construisent et restaurent des aéronefs grandeur nature (avions,
planeurs, ulm, hélicoptères, ballons...).
Notre “proto”
a déjà belle allure (photo ci-contre), avec son hélice à propulsion et
sa ligne aérodynamique. C’est un biplace réalisé en matériau composite,
d’un poids de 450 kilos, équipé d’un moteur de 200 chevaux, qui devrait
être capable de voler à 350 km/h.
En attendant,
je vole sur les avions du club Marcel Dassault à l’aérodrome de Nangis.
On peut louer pour environ 80 € / heure (carburant compris) des petits
triplace comme le “Rallye”, qui atteint une vitesse de 170 km/h. Pour un
appareil volant à 250 km/h (type Cessna), il faut compter environ 160 €
/ heure. Cela permet déjà de traverser la France, de faire une ballade
au-dessus des châteaux de la Loire, ou encore d’emmener quelques amis
pour un baptême de l’air.
Nous avons
également au club une réplique d’un avion de la 1ère guerre mondiale (un
chasseur SE 5 anglais), construite par un menuisier sous la forme d’un
ULM.
En 2004, je
participais à la patrouille “Nangis Alpha”, qui se produisait dans les
meetings aériens. Malheureusement, cette année-là, deux avions de la
patrouille se sont percutés en vol lors du rassemblement international
de Biscarrosse, et le pilote d’un des deux appareils est mort. La
patrouille a été dissoute, mais il m’arrive encore de faire un peu de
“voltige douce” avec mes autres camarades : tonneaux, boucles, etc.
(dans les limites autorisées).
Comme vous le
voyez, l’aviation de loisirs est un monde divers et passionnant, un
loisir exaltant où les jeunes sont les bienvenus. Le brevet de pilotage
peut être passé à partir de 15 ans et on a le droit d’emmener des
passagers à partir de 17 ans. Il n’y a pas d’âge maximum : pour
renouveler sa licence de pilote, valable 2 ans, il suffit d’avoir volé
au minimum 12 heures dans les douze derniers mois et de satisfaire à la
visite médicale, obligatoire tous les ans à partir de 40 ans. Une
personne en bonne santé peut piloter sans limite d’âge. Le brevet de
pilote représente une dépense de l’ordre de 7 000 à 8 000 euros, en
fonction de l’aérodrome ou l’on s’inscrit (c’est moins cher en
province).
Je suis
servonnais depuis cinq ans et j’apprécie beaucoup mon petit appartement
en duplex au centre du village, les commerces de proximité, les
restaurants à deux minutes et l’ambiance “campagne” qui a été préservée.
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