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« Dès l’âge de 10 ans, je ne me lassais pas de regarder passer les
avions de la base militaire proche de chez mes parents… et j’attendais
avec impatience de découvrir si le dernier paquet de “Bonux” contenait
une petite maquette à découper…
A 18 ans ½ j’ai décidé de “devancer l’appel”, ce qui m’a permis de
choisir mon corps d’affectation : évidemment l’armée de l’air. J’ai
ainsi passé un an à Madagascar, sur la base aérienne 181. C’était
l’époque du légendaire “Douglas Skyraider” américain, dernier bombardier
à moteur à piston. Ensuite j’ai entamé une carrière militaire qui a duré
de 1965 à 2002..
Parallèlement, je me suis beaucoup consacré à mes deux passions : la
musique et la réalisation de maquettes d’avions au 1/72ème, domaine dans
lequel je suis devenu de plus en plus perfectionniste.
A l’occasion d’une affectation pendant 4 ans aux Etats-Unis, j’ai
découvert les magasins spécialisés où l’on trouvait toutes les pièces,
ainsi que les peintures et les accessoires.
Je suis également devenu adhérent d'une fédération regroupant des
associations de maquettistes au niveau mondial, ce qui m’a permis de
rencontrer d’autres passionnés, de connaître les manifestations et
salons spécialisés, de participer à des concours… et d’illustrer une
encyclopédie des maquettes avec mes modèles.
C'est
une activité qui “prend l’esprit” entièrement : il faut aller jusqu’au
moindre détail, à partir d’un plan de montage extrêmement précis et
d’une notice comportant parfois des variantes. Les décorations peuvent
se faire sous forme de décalques ou directement à la peinture. Certaines
pièces doivent être percées avec minutie.
On peut aussi restituer l’intérieur de l’avion, le tableau de bord. Il
existe maintenant des pièces pouvant se rajouter, comme par exemple des
moteurs complets en résine, des verrières et des pièces en photodécoupe…
Un outillage spécial est nécessaire : petites pinces, serre-joints,
pinceaux et peinture. On peut aussi peindre à l’aérographe (par exemple
pour réaliser des dégradés).
Il est nécessaire d’être bien documenté, l’intérêt étant de faire des
recherches pour restituer dans leur “vérité historique” des avions qui
ont vraiment exécuté des missions. Il existe des revues spécialisées en
français.
J’ai toujours 2 ou 3 maquettes en chantier… Dans ma collection,
certaines ont été travaillées pendant un an !
Néanmoins, ce n’est jamais devenu une “addiction” : je consacre
également des heures à la musique, comme clarinettiste à “L’Harmonie
Briarde” de Brie-Comte-Robert, depuis notre installation à Servon en
1980. J'offre de temps en temps une maquette d’avion à mes
petits-enfants et j’ai constaté avec plaisir que l’un d’entre eux est
passionné ! ». |