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« J’ai été en effet l’un des premiers
membres du club et je ne l’ai plus quitté. J’ai tout de suite été
conquis par ce sport exigeant, qui demande beaucoup de concentration et
d’entrainement. Il faut du temps pour apprendre l’équilibre sur le vélo,
puis tenir de plus en plus longtemps avec une succession de figures
différentes et de plus en plus spectaculaires.
Il m’a fallu deux ans, en le pratiquant
tous les jours, week-ends compris, pour accéder à la compétition, mon
premier “Circle Cow” dans la catégorie amateurs. Je suis devenu “expert”
en 2006 et j’espère bientôt faire partie des “masters” et, pourquoi pas
des “pros” un jour. Ces différents échelons sont définis dans le cadre
des compétitions. Si on se sent capables d’atteindre la catégorie
supérieure, on s’inscrit et ce sont les juges désignés qui décident.
Il y a plusieurs dénominations en
matière de BMX, selon la façon dont il est pratiqué : en intérieur ou en
extérieur, sur des rampes ou sur terre battue… Au club de Servon nous
avons opté uniquement pour le “flat”, basé sur les figures au sol, d’où
le nom de notre club. Il y a des milliers de pratiquants qui font cela
pour le plaisir. Quelques centaines seulement participent à des
compétitions.
L’appellation “pro” signifie qu’ils
sont au meilleur niveau mais pas forcément qu’ils en vivent. Seulement
quelques uns obtiennent des contrats avec des sponsors (fabricants de
vélos, de vêtements, de chaussures, vendeurs de boissons énergisantes).
Ceux-là bénéficient de salaires et de primes. Parfois ils sont
sollicités pour participer à des émissions télé, comme “Incroyables
talents”.
A mon petit niveau je n’en espère pas
autant. J’ai un emploi de responsable de stock dans une entreprise à
Servon, donc pas de problème de transport, ce qui me permet de consacrer
du temps au club, pour entrainer les jeunes et contribuer à
l’encadrement et à l’organisation.
Peu de gens le savent mais Servon est
vraiment une “capitale mondiale du BMX”. Il suffit de voir la liste des
nationalités des participants. Et je suis sûr que des dizaines d’autres
viendraient s’ils en avaient les moyens.
Dans la discipline “flat”, il n’existe
que trois compétitions au monde : la Voodoo Jam à La Nouvelle-Orléans,
le KOG (King Of Ground) à Tokyo, et… le Circle Cow à Servon. Il y en
avait une autre à Amsterdam mais elle a été arrêtée ». |