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« J'ai adopté le BMX après avoir pratiqué le skate board pendant 7 ans,
plus par plaisir que par esprit de compétition : c'est un sport de grand
air, une école de patience et de persévérance et aussi une certaine
culture, un réseau de copains, un "univers particulier" auquel on prend
goût.
Au départ, nous étions quelques potes qui avons créé à Servon un groupe
dénommé "animals free". Aujourd'hui, nous sommes organisés en
association et le succès est là : plus de 20 adhérents cette année, dont
15 débutants (et une fille) qui s'exercent le mercredi soir et parfois
le vendredi à la salle polyvalente.
Les clubs les plus actifs se développent souvent avec l'aide des
municipalités, comme c'est le cas ici : la ville nous fournit des
locaux, une petite subvention ainsi que les trophées remis aux
vainqueurs lors des compétitions. Notre objectif est de rassembler un
maximum de passionnés, donner du plaisir aux gens lors des
démonstrations, c'est un état d'esprit qui n'a rien à voir avec la
compétition pour la compétition.
Il existe des rencontres, des "jam" organisées par les différents clubs
mais il n'y a pas de réseau de compétitions officielles. On se retrouve
avec des hollandais, des allemands, des anglais et on voyage un peu dans
toute l'Europe.
Notre rencontre de Servon les 9 et 10 février était intitulée "circle
cow contest", c'était un petit clin d'œil pour indiquer que ça se
passait à la campagne !
On trouve maintenant des sponsors pour nous aider un peu, il y a aussi
en France 2 revues bimestrielles spécialisées en BMX : "Cream" et
"Soul".
Il ne faut pas croire que le BMX est un sport de casse-cou : il faut au
contraire énormément de concentration pour réaliser les figures, qui
demandent parfois des semaines et même des mois d'entrainement. Cela
réclame aussi un investissement financier conséquent : si l'on trouve
des vélos "bas de gamme" pour 200 euros, un bon matériel coûtera en
général au moins 450 euros. » |