Un immense domaine
Depuis le lotissement des Marronniers, bordant
le chemin du Pâtis, on peut voir les murs épais
de l'ancienne ferme de Bombon, qui a donné son
nom à l'une des rues du nouveau quartier.
Malheureusement, la grande tempête de décembre
1999 a été fatale à une partie des immenses
toitures.
Les 24 pavillons sont construits sur une (toute
petite) partie des 170 hectares que comptait
cette importante exploitation agricole il y a
moins de 15 ans encore. M. Henri Charpentier,
décédé en 1994, a géré ce domaine (acquis par
son père en 1921), pendant 35 années, jusqu'à sa
retraite en 1989.
Les productions
Sur ces terres riches de la Brie Haute, étaient
produits quasi-exclusivement du blé et des
betteraves, accessoirement des pommes de terre
et des petits pois.
Dans les années 50, au temps ou la vie rurale
s'écoulait paisiblement, rythmée par les fêtes
religieuses ou profanes (comme la célèbre "fête
des cocus" qui se déroulait sur 3 jours à la
suite de la Saint Louis), la ferme de Bombon
était un "gros employeur" : au moment de la
récolte, elle comptait entre 20 et 30
saisonniers logés sur place...
Le cheptel
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Une douzaine de vaches produisaient le lait
de consommation pour les servonnais.
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23 chevaux étaient utilisés pour les
travaux.
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Près de 2 000 brebis et leurs agneaux
étaient élevés pour la production de viande.
Cet élevage a été abandonné un peu plus tard en
raison de la rareté des vocations de berger et…
des plaintes des habitants à propos des crottes
répandues dans les rues.
Le domaine comprenait également des plantations
d'osiers, servant à la vannerie, des peupleraies
et des arbres fruitiers : le cidre était produit
pour les ouvriers et aujourd'hui encore, la
propriétaire détient à vie le "privilège de
bouilleur de cru", autorisant la distillation
pour fabriquer l'alcool de pomme. |


Vision bucolique datant de... 2001
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