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« En effet, il n’y a rien de plus beau que le corps humain, tout
spécialement celui de la femme, cette architecture très aboutie que l’on
peut magnifier et idéaliser à travers l’art, par le jeu des ombres et
des lumières.
Depuis ma jeunesse, j’ai toujours
dessiné et sculpté, comme créateur et maquettiste en bijouterie. J’ai
réalisé des maquettes de bijoux pour les créateurs et les joailliers de
la place Vendôme, de Beers et d’autres.
Parallèlement, pour mon plaisir et en
autodidacte, je réalisais des cartes de vœux, des aquarelles et des
peintures à l’huile. Ce qui m’a attiré le plus est la technique de la
“sanguine”, ancienne et difficile, initiée par les artistes du
“Quattrocento” italien. J’ai découvert surtout, chez les sculpteurs,
“l’esquisse aux trois crayons” : sanguine (dit rouge vénitien), rehaut
de blanc (lumière) et sépia (marron : ombre), qui donne un relief
saisissant.
J’ai adopté ainsi un “style” qui m’a
amené à produire de nombreuses œuvres d’après modèles vivants, ou selon
d’autres sources d’inspiration.
Il y a 5 ans, j’ai eu la chance d’être
accepté comme élève chez le sculpteur Pétrus, dans son atelier parisien,
pendant deux ans. Avec lui j’ai pu travailler le modelage et la taille
directe. Cela a fait naître chez moi une passion pour la pierre,
notamment la pierre de Saint-Maximin, extraite près de Chantilly.
Pour réaliser une sculpture, il faut
commencer par l’imaginer en trois dimensions, réaliser une maquette en
argile, afin d’en établir les proportions, travail exigeant et
intéressant, à travers lequel on recherche le “mouvement” correct,
fidèle à celui du modèle.
Puis vient l’instant de choisir la
pierre au volume souhaité (parfois plusieurs centaines de kilos). Après
l’épannelage (travail préparatoire du bloc par pans), on dégrossit la
pierre le plus patiemment possible, par étapes successives, au moyen des
outils appropriés : massettes et maillets, ciseaux, gradines, râpes,
gouges, piqûres, compas d’épaisseur… Enfin on passe au ponçage et au
polissage.
Grâce au mariage de mon fils avec une
américaine, j’ai pu séjourner aux USA. Les américains se sont montrés
friands de mes sanguines et de mes petites sculptures, et je suis
content de savoir que mes œuvres sont maintenant à Denver, Los Angeles,
Las Vegas...
Depuis quelques années, je peux me
consacrer pleinement à ma passion. J’ai ainsi participé au Salon
d’automne d’Ormesson en 2006, où j’ai obtenu le prix du public pour mes
sanguines. Nous avons décidé avec mon épouse de nous installer à Servon,
dans un cadre très agréable, calme et propice à la création. J’ai
découvert ici un véritable “havre de paix”, doté de tous les services,
et où l’on vit paisiblement comme dans une lointaine province mais tout
près de Paris. »
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