L’étiquette énergétique des réfrigérateurs et des congélateurs est généralement divisée en 5 sections différentes, chacune comportant un type d’information différent.

Dans la section n°1 : Le nom ou la marque du fabricant et le nom du modèle doivent être indiqués. C’est la partie la plus importante au niveau réglementaire, car c’est le moment où le législateur européen a décidé de mettre en pratique tous ces préceptes, qui permettent de prévenir la fraude, ou l’utilisation abusive des différentes “”certifications”” qui doivent être en possession de chaque fabricant. L’une des escroqueries les plus fréquentes de ce point de vue est précisément celle qui consiste à associer un appareil à l’étiquette énergétique (et donc aux certifications légales correspondantes) d’un autre, afin de falsifier ses caractéristiques et ses performances.

Dans la section 2 : La classe d’efficacité énergétique est plutôt indiquée dans cette section. Et c’est le secteur qui intéresse généralement le plus ceux qui doivent acheter un appareil ménager. Dans cette partie en effet est reporté sur un diagramme significatif, une représentation graphique des différentes classes de consommation. Chaque classe est marquée par une couleur et sur l’un des histogrammes qui composent le dessin est indiquée la classe d’énergie dont fait partie la machine et sa position dans la “”classification”” spéciale de la consommation. Depuis le 1er juillet 2010, la vente de réfrigérateurs et de congélateurs inférieurs à la classe A est déjà interdite, comme l’établit et le sanctionne la directive européenne dite “”Ecodesign””, visant à limiter la consommation d’électricité afin de protéger l’environnement de la planète. Comme nous l’avons déjà dit, lors de l’achat d’un nouveau réfrigérateur, à partir de 2012, le choix n’est toutefois possible qu’entre les différents types de classe “”A+””, c’est-à-dire A+, A+++ et dernièrement A+++. Cette attention croissante des gouvernements (et donc des fabricants) pour une consommation de plus en plus faible a entraîné une véritable “”confusion”” sur les classes énergétiques, qui ne sont désormais reconnaissables sur de nombreux appareils que par le nombre de signes “”+”” apparaissant sur les nouvelles étiquettes à côté du “”A””, au lieu (plus clairement) des lettres de l’alphabet, comme c’était le cas auparavant. Cette évolution a donc rendu nécessaire la réforme des classes à l’avenir, ce qui est susceptible de relever encore plus la “”barre”” de la consommation, en la rendant plus claire et plus compréhensible pour les consommateurs.

Le symbole “”Ecolabel”” (une “”marguerite”” avec les étoiles utilisées comme pétales et le “”E”” de l’Europe au centre) se retrouve également dans ce secteur, indiquant quand un produit est plus respectueux de l’environnement. Le label écologique européen, établi en 1992 par le règlement CEE n° 880/92 et révisé en 2000, précise quand un produit est réellement “”respectueux de l’environnement”” et n’apparaît que sur les modèles d’appareils ménagers qui sont évalués comme “”efficaces en énergie””. Pour que l’éco-margherita figure sur un produit, il faut en effet qu’il ait d’abord passé des tests rigoureux, concernant certains critères environnementaux précis qui, outre la consommation d’énergie, concernent même la consommation de ressources en production, le bruit, la reprise et le recyclage en fin de vie, la durée de vie moyenne calculable de la machine et la disponibilité réelle et temporelle des pièces de rechange.

Dans la troisième section, la consommation d’énergie réelle exprimée en KWh/an est enfin indiquée. Comme nous l’avons dit alors, plus que la classe d’énergie elle-même (la lettre A+, en bref), c’est sur la consommation exacte calculée en laboratoire, qu’il faudrait se baser pour choisir un réfrigérateur en fonction de la consommation. Au lieu de cela, il est la plupart du temps négligé en raison de sa difficulté intrinsèque de “”lecture””. Le conseil indispensable à donner à cet égard est d’avoir, avant de choisir un réfrigérateur, une idée claire du coût du kilowatt/heure que nous payons sur la facture de notre compagnie d’électricité. En fait, elle peut varier, parfois même beaucoup, selon le type de contrat et selon l’entreprise fournisseur que vous avez choisie. Une fois que vous aurez les données sur le seul kilowatt, il sera plus facile et plus précis de décider d’acheter un réfrigérateur, car sinon la comparaison des données relatives au Kwh/an peut parfois donner l’impression qu’il y a une petite différence sur la consommation, alors qu’en réalité, par rapport à toutes les factures d’une année entière, cela peut donner lieu à des écarts très importants.

Enfin, dans la dernière partie, celle qui suit, sont rapportées les données relatives à la capacité interne exacte de l’appareil et nous la trouvons en particulier :

Dans le secteur 4, le volume utile interne (exprimé en litres) du compartiment pour le stockage des aliments frais, c’est-à-dire les compartiments “”sans étoile”” où la température est supérieure à – 6°C, appelés de façon plus simple “”le compartiment réfrigérateur””.

Dans la section 5, le volume utile interne (toujours exprimé en litres) des compartiments de stockage des aliments congelés ou surgelés, c’est-à-dire ceux dont les étoiles ont une température inférieure ou égale à – 6°C, appelé de manière plus simple “”du compartiment congélateur””.

Dans ce secteur également, il est possible d’observer le type de compartiment basse température dont dispose le réfrigérateur, qui est indiqué selon le “”code étoile””. Ce symbolisme est basé sur un code international (en fait assez ancien) qui divise les réfrigérateurs en fonction de la température qu’ils peuvent atteindre. Cependant, il n’indique pas précisément ces températures ! Si vous souhaitez donc connaître exactement le “”froid”” que notre réfrigérateur pourra produire, dans les différents compartiments (et le conseil ici est évidemment de se renseigner sur ces données concernant les températures), il faudra que le commerçant vous remette le livret d’instructions ou la fiche technique, qui, nous le rappelons, doit être disponible au préalable pour chaque acheteur, conformément à la loi. Tout cela est également dû au fait que les réglementations strictes en matière de consommation ont obligé certains fabricants (peut-être les plus “”nonchalants”” ?) à revoir les performances de leurs appareils “”bon marché””, afin de tomber “”anply”” dans les classifications A+ et A+++ les plus attrayantes.